L'oeuvre




ROMANS



    • Samson a soif, Corrêa, 1943



    Le personnage principal,  un homme jeune,  paraît incapable de mobiliser ses forces pour affronter le monde ou lutter contre   lui-même.
    Employé  d'administration,  il rejette,  non sans raison souvent,  les hommes,  jusqu'à  concevoir  la possibilité  d' une conjuration hostile du monde contre lui, les autres n'ayant alors d'existence que pour le persécuter.
    Des désirs de vengeance germent dans son esprit et de plus faibles que lui vont en faire les frais.
    Il retrouvera,  cependant,  non sans mal,  la société des hommes,  à la fin,  grâce à un mariage dont les lendemains ne paraissent pourtant pas assurés.



    • Violences, Corrêa, décembre 1944



    Récit épique et héroïque de la guerre de franc-tireur menée par deux légionnaires, d'origine russe, et un paysan français pendant l'invasion de 1940.
    Aucun d'entre eux n'aura par la suite d'avenir heureux.
    Seule la guerre qui les a réunis leur aura permis de donner toute leur mesure.
    Le premier tirage de ce roman, écrit en 1942 et publié en 1943, a été détruit (10 000 exemplaires, ainsi que les plombs de fabrication) par les Allemands dès sa parution.
    Il faudra attendre décembre 1944 pour qu'il voie à nouveau le jour.



    • Batailles pour mourir, Corrêa, 1945 



    Dans ce roman-reportage, Pierre MOLAINE dépeint la vie quotidienne des équipages des chars de bataille.
    L'ouvrage est composé en deux longs monologues : après le lieutenant Desfrancs, nous entendons le radio Benoît.
    Ainsi le panorama d'une campagne malheureuse, mais héroïque, aura été complet, puisque le lecteur a pu participer à toutes les émotions du personnel du char Ouragan, des plus élémentaires jusqu'aux plus complexes.


    • De Blanc vêtu, Corrêa, 1945



    L'auteur introduit le lecteur dans l'univers tonitruant de la guerre des blindés en 1940, dont un homme, héros principal au nom inconnu, revient blessé, défiguré.
    Regagnant la montagne de son enfance, il se retire dans la solitude, tentant d'échapper à son passé et au regard des autres. Un jour, fidèle au serment d'amitié scellé pendant la guerre, un frère d'armes, Monclar, le rejoint et dans une fraternité, que seules les voix de la nature paraissent animer, ils partagent un quotidien fait de silence et de rares souvenirs.
    Pourtant, comme si ce temps avait servi à la décision, Monclar quittera définitivement son ami et prendra le chemin de la Trappe pour y rejoindre Fra Angelico, ancien des chars, lui-même moine trappiste.



    • Mort d'homme, Corrêa, 1946



    Un guide de montagne, le narrateur, est blessé physiquement et moralement lors de la brève guerre - celle des chars - qui inaugure le deuxième conflit mondial et la défaite de la France.
    Parmi ses amis, des morts. Vient le retouver dans sa retraite Monclar, blessé lui aussi. Ils vivent ensemble des mois d'isolement et de silence, jusqu'au moment où vont s'expliquer l'attitude de Monclar, sa rupture avec le passé et son nouvel avenir.
    Ce livre est une histoire de taiseux écrite avec la violence d'une ode.



    • Hautes Oeuvres, Corrêa, 1946



    Voici l'histoire d'un homme, médecin difforme (bossu de naissance), cynique et révolté, qui ne trouvera satisfaction que dans les hautes oeuvres de la haine et de la vengeance. Enfermé dans une mégalomanie délirante, seulement soucieux d'asservir à ses volontés diaboliques les hommes, qu'il méprise et exècre, il porte avec lui et répand sur les autres le mal et la mort. Devenu à la fin pharmacien, après être passé par des périodes de mysticisme halluciné et de délire satanique, il ne rêve plus que d'inscrire dans des mots l'histoire d'une dérive qui a conduit jusqu'aux limites des convulsions son esprit possédé.



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      Les Orgues de l'enfer

      Corréa, (Prix Renaudot, 1950)




      Atmosphère lourde d'un hôpital neurologique. Des fous, leurs manies, leurs phobies. Hubert Blancpain, lui, est-il un malade ou un simulateur ? De son nom Louis Blétry, de son état docteur en médecine, d'opinions anarchistes, il a peut-être choisi cet endroit pour se cacher. Comme les autres malades, il tombe amoureux fou de l'infitmière Jany. Mais Jany se suicide et le docteur Blétry s'évade.


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      • Cimetière Saint-Médard, Corrêa, 1952



      Roman où les réclamations de justice sociale, les névroses, les misères qui rappellent un cimetière, les grèves, les émigrés politiques, les amours tissent un univers de tragédie.
      Des personnages, théâtre de conflits permanents entre le Bien et le Mal, s'élève l'abbé Castaing, à l'humanisme proche de celui d'un Saint François de Sales, qui, par sa présence, donnera à la lutte entre des extrêmes la noblesse d'un véritable combat spitituel.



      • Satan, comme la foudre, Corrêa, 1955



      Très belle artiste, de grand talent, d'un romantisme diabolique, Anne-Marie, l'héroïne du roman, se perd dans des débauches variées. Demi-soeur de Jacques, un prêtre exemplaire qu'elle hait, elle choisit pour amant Michel, ami d'enfance de Jacques. Le drame se joue entre ces trois êtres. La femme sortira vaincue de cette lutte et Michel passera de la débauche à la spiritualié.





      Un p'tit prof de rien du tout, voilà le héros de ce roman. Il se juge sans réel mérite. Il se juge même sans nul mérite. Il se sait sans grand avenir. Il ne nourrit nulle ambition. Il ne se leurre d'aucune chimère. Sa seule richesse est son idéal. Il aime son métier et ses élèves. Il a le sens du devoir, l'instinct du sacrifice et le culte du bien. Il rêve de cette lumière ineffable qu'est la paix absolue de l'âme. Elle brillera pour lui un jour.



      • La Bidoche, Calmann-Lévy, 1965



      Un homme vient de mourir. Fait banal en apparence. Sa veuve et quatre neveux, en quête d'héritage, se livrent, autour de la dépouille mortelle du vieux monsieur, à une sorte de ballet funèbre, hypocrite et bouffon. Ce livre nous offre le testament d'un homme qui, au seuil d'un voyage sans retour, nous livre un secret de sa vie résumé dans ce constat : "Deux petits baluchons de souvenirs. Dans l'un, les débris de mon enfance, dans l'autre, l'image de trois hommes morts, deux amitiés et un amour."





      Cette fesque de la guerre 1939-1945, Pierre Molaine la conçoit comme une épopée en trois volets. Le premier pourrait s'intituler La drôle de guerre, et souligne le côté dramatiquement burlesque et haut en couleurs du drame qui se joue. Le deuxième pourrait avoir pour titre L'occupation : présence de l'ennemi, grisaille monotone où s'enfonce un pays. Le troisième volet est une exaltation de la Résistance : aspect horrible de l'affrontemant déchaîné après une longue attente.


      (En collaboration et sous le peudonyme de  Jean-Luc FABER)

      • Où je vais, nul ne meurt, Denoël, 1975




      Ouvrage paru sous le pseudonyme de Jean-Luc FABER, car conçu en collaboration.
      Il s'agit du récit de la révolte héroïque des Bagaudes contre Rome.
      Ce roman renvoie symboliquement aux combats des résistants français contre l'occupant allemand.

      La première version inédite de ce roman a été publiée après la mort de l'aureur sous le titre Un Merle chantait à Josaphat.


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      ESSAIS


      • L'Itinéraire de la Vierge Marie, Corrêa, 1953



      Livre qui est un essai autant qu'une anthologie. L'auteur a pour dessein d'y résumer la diverse et merveilleuse histoire des apparitions mariales dans la suite des temps, et de présenter sous une forme vivante, pittoresque, objective, véridique, accessible à tous, des faits qui ont passionné les esprits, exalté bien des âmes et continuent à déplacer les foules.


      • Célébration de la grenade, Robert Morel, 1962



      La grenade est un fruit, mais aussi un outil de mort. C'est sous ces deux apects que Molaine va la célébrer dans la célèbre collection de Robert Morel.


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      NOUVELLES


      • Frères humains, (pseudonyme Yvan KALININE), Corrêa, 1938
      • La Patrouille, Les Nouvelles littéraires, n° 941, 1945
      • Canicule,  Lectures de Paris, 1946
      • Mission de printemps, Pages françaises,n° 20, 1947
      • Beau sire et vous ma mye, L'Age nouveau, 1951
      • Trêve des armes, Le Progrès, 2 décembre 1951
      • Journal d'un lieutenant Lambda (Extraits, 1939), Entretiens, n° 18, 1960

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      INEDITS

      Pour les ECRITS INEDITS (romans, nouvelles, essais), parus depuis 2009, consulter :

      http://lesineditsdepmolaine.free.fr/

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      ARTICLES, PREFACES, et autres productions


      • Plisnier, tel qu'il est, Les Nouvelles littéraires, n° 966, 1946
      • Plisnier, Marginales, 1947
      • Poètes fantaisistes, L'Epoque littéraire, 23 février 1949
      • Portrait d'un homme connu, Le Bayou,n° 46, 1951
      • André Gide - A lui-même comparé, Pages libres des écrivains dauphinois, n° 8, 1951
      • La nature éducatrice, Famille et collège, Tome X, n° 1, 1951
      • Riolet aux mains pleines, Quo vadis, 1953
      • Taille d'homme, Famille et collège, Tome XV, n° 1, 1956
      • Si j'avais une fille..., Famille et collège, Tome XV, n° 3, 1956
      • Roussel, mon ami, L'Age nouveau, n° 100, 1957
      • Mon dernier village, Entretien sur les Lettres et les Arts, n° 14, 1958
      • L'homme Plisnier, Cahiers des amis de Charles Plisnier, 1958
      • Interrogations, Famille et collège, Tome XVII, n° 4, 1958
      • Nos élèves ne sont pas des robots, Famille, collège et institut, Tome XVIII, n° 5, 1959.
      • Les Saints de tous les jours, Robert Morel, N° 6 à 12, 1959-1962
      • Ce qu'un enseignant attend des parents, Famille, collège et institut, Tome XXII, n° 2, 1963
      • Mille francs de récompense..., présentation de la pièce de V. Hugo, Comédie de Lyon, 1966
      • Raoul Bécousse, Préface, Subervie, 1974