A PROPOS DE ...



Samson a soif      (1943)

"… Le style de ces étonnantes pages, un peu forcé au début, coule bientôt, abondant, sûr, facétieux, d’une syntaxe souple et du vocabulaire le plus osé à la fois, et le plus juste. On songe, non à Le Sage, mais à Rabelais et à M. Céline, ce qui ne serait pas pour M. Molaine un médiocre parrainage. C’est la première oeuvre qu’il nous donne. Elle est considérable par sa portée comme par son exécution."

Gonzague TRUC

(Gonzague Truc, (1877-1972) est un critique littéraire, essayiste et biographe français)

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Violences      (1944)

(La première édition de Violences a été détruite par l'autorité allemande d'occupation en 1943)

"L'admirable talent de conteur de Pierre Molaine nous conquiert et nous subjugue par l'intensité et la force de l'accent dès les premières pages de Violences... En un temps où la sécheresse et une platitude précieuse ont tant de serviteurs dans les Lettres, louons un écrivain dont la verve est toujours savoureuse et qui, en témoignant d'une sorte de puissance, atteint dans ses commentaires à une rare pénétration, dans ses tableaux et ses portraits à une vérité intense."

Jacques de LAPRADE, 1945


"Ce qui intrigue dans ce livre et le vigoureux tempérament qu'il atteste, ce n'est pas le roman mené à toute allure et dont on ne peut se détacher dès l'instant qu'on y est entré ni ses personnages véhéments; c'est l'auteur invisible sous son objectivité mériméenne  et qui laisse parler ses héros sans que l'on puisse deviner ce qu'il pense...S'il y a un prix Goncourt à décerner, voilà un lauréat tout trouvé."

Emile HENRIOT, Le Monde, 21 février 1945

(Émile Henriot (1889-1961) est un poète, romancier, essayiste  et critique littéraire français.)

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Batailles pour mourir      (1945)

"Batailles pour mourir n'est pas un roman au sens que l'on donne ordinairement à ce mot, encore que le romanesque y ait sa part, qui n'est pas la meilleure. J’y verrais plutôt une manière de récit épique; oui, c'est cela, Batailles pour mourir c'est l'épopée des chars, de nos chars trop peu nombreux qui, dans le drame où sombrèrent tant de valeurs qu'on croyait plus solides, contribuèrent à sauver l'honneur."

Roger GIRON

 

"Violences et Batailles pour mourir forment une apologie de la bravoure, conçue comme une vertu cardinale qui dispense de toutes les autres"

René LALOU, Les Nouvelles littéraires

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Mort d'homme      (1946)

"A vrai dire, depuis les pages hallucinantes du début de La Condition humaine, où l'on voit Tchen se délivrer, croit-il, de lui-même, par le meurtre d'un homme endormi, nous n'avions rien lu d'aussi vrai, sur l'incapacité profonde de l'homme à concevoir ce qu'est  la mort, que le chapitre où Christian, caché dans un tuyau d'irrigation, attend le passage du tank qui va sans doute le broyer..."

Jean ROUSSELOT

 

"... Pierre Molaine nous dessine une image du héros moderne; ce héros est en général un homme d'une élégante brutalité qui cultive avec un candide orgueil, jusque dans la voie du sarifice, du martyre, une attitude toujours dédaigneuse."

Les Lettres françaises,  23 août 1946

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Les Orgues de l'enfer

(1950)


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Cimetière Saint-Médard      (1952)

"Pierre Molaine est ce romancier actuel qui écrit les plus inactuels des romans... Je ne puis faire autrement que de renvoyer à Victor Hugo, c'est-à-dire au maintien du style à la hauteur du pire, au paroxysme continu, au goût du théâtral... Le vrai est que les romans de Pierre Molaine sont excellents..."

Gabriel VENAISSIN, Témoignage Chrétien, 7 novembre 1952

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Satan comme la foudre   (1955) 

"Satan comme la foudre est certainement un des romans les plus robustes, les plus graves, les plus vririls qu'il nous ait été donné de lire cette saison. Il reflète les troubles et l'appétence pour le divin d'une génération qui, entre la matière et l'esprit, opte en fin de compte, après un rude combat intérieur pour l'au-delà de la chair."

Le Figaro littéraire, 14 mai 1955

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"La composition de ce roman, caractéristique, elle aussi, du talent de Pierre Molaine, paraît assez désordonnée au premier abord. Il n'en n'est rien et l'on s'en aperçoit bientôt. L'auteur ne cherche pas le dialogue, mais plutôt le flux romanesque. Son récit, qui n'est jamais linéaire ni ordonné selon le temps, passe et repasse avec aisance des souvenirs au présent. Molaine excelle à mêler les plans sans les confondre. Il y a une véritable force dans ce qu'il écrit, une force instinctive, primitive, apparemment chaotique. A certains moments, Satan, comme la foudre... paraît remuer avec rage de la matière romanesque encore brute. Mais sa lucidité veille, ne perd jamais de vue le but, ni le chemin qui permet de l'atteindre."

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Constant BURNIAUX, de l'Académie, Le Soir, 28 septembre 1955

"... Aujourd'hui,... il me semble que la réussite de Pierre Molaine est quasi parfaite..."

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René LALOU, Les Nouvelles littéraires, 28 avril 1955

"De peu d'action, mais d'une grande puissance, ce roman, très habilement construit, est frémissant de la vie intérieure de son héros. Il plonge au plus secret de l'homme une lumière impitoyable mais pourtant charitable. C'est l'oeuvre belle et forte d'un peintre, d'un psychologue et d'un styliste..."

André DASSART, Les Fiches bibliographiques, 1955

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J'ai rêvé de lumière

(1963)


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La Bidoche  (1965)

"Mais je m'en voudrais de ne pas souligner en terminant les mérites littéraires de cet ouvrage dont la langue, d'un bout à l'autre, remarquable par sa pureté et sa richesse, sait être tour à tour grave dans les réflexions, cocasse et dure dans le dialogue, poétique et musicale dans la description. Quelle leçon pour tant de romanciers modernes qui s'expriment comme des charretiers."

Raoul BECOUSSE, Réalité, mai 1965

"La Bidoche dans cette catégorie, est très supérieur aux ouvrages de même inspiration. Une verve satirique suffirait à le mettre hors de pair. La clarté du style, la verdeur du langage, la netteté de l'imagination y tranchent sur les histoires nébuleuses que l'on nous conte pour nous suggérer que l'existence est vaine, la personnalité instable, la société stupide."

André THERIVE, La Revue littéraire, 1965

(André Thérive, de son vrai nom Roger Puthoste, né en 1891, mort en 1967, est un écrivain, romancier, journaliste et critique littéraire français)

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 Le Sang

(1967)

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